ÉGLISE DU TRÈS-SAINT-SACREMENT

 

La congrégation des religieux du Très-Saint-Sacrement a été fondée par saint Pierre-Julien Eymard à Paris, en 1856.  La vocation de la communauté est la glorification de l’Eucharistie par le culte de la messe et l’adoration du saint Sacrement.  Elle est abolie en France en 1903 et ses religieux se dispersent à travers le monde.  Au Canada, ils s’installent à Montréal, à Terrebonne et finalement à Québec en 1915.  Dans cette dernière ville, ils s’établissent sur le coteau Sainte-Geneviève où ils érigent une petite église de bois, près de l’actuelle côte Saint-Sacrement. 

C’est le père Auguste Pelletier qui sera le premier curé de la paroisse du Très-Saint-Sacrement en 1921, laquelle donnera plus tard son nom au quartier.  En 1920, la petite église est déménagée pour permettre la construction, jusqu'en 1923, de l’église telle qu’on la connaît aujourd’hui.  Le nouvel édifice est ouvert au culte en 1924.  La communauté en fait la cession à la Fabrique du Très-Saint-Sacrement en 1994.

                    

Les plans de l’église du Très-Saint-Sacrement sont d’abord élaborés par M. Serracino et complétés par Charles Bernier, en collaboration avec les abbés Alphonse Têtu et Jean-Thomas Nadeau.  Les architectes établissent une synthèse entre le Moyen-Âge roman et le gothique.  L’édifice reprend la figure traditionnelle de la croix latine.  En élévation, on retrouve les trois étages typiques de l’âge gothique : grandes arcades, triforium et fenêtres hautes.  Le profil des voussoirs et nervures, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’église, appartient à l’esthétique romane.  Construite avec des matériaux tels que du métal, du ciment et du granit, jamais on n’avait bâti une église à ce point incombustible sur le territoire de la ville de Québec.




Plusieurs œuvres d’art se retrouvent dans l’église du Très-Saint-Sacrement.  La table de communion a été conçue par l’architecte Adrien Dufresne de Beauport.  Elle est faite de bronze, de mosaïques et de marbre de diverses couleurs.  Elle comporte plusieurs symboles et les statuettes de dix-huit saints et saintes ayant voué un culte spécial à l'Eucharistie.  Sa construction a demandé trois années, l’exécution des parties de marbre a été la plus longue.

 

                       

Le maître-autel de marbre de Carrare comprend une mosaïque de sainte Marguerite-Marie, au fronton extérieur de la porte, qui rappelle la grande dévotion de la sainte pour l’Eucharistie.  Le grand ostensoir qui orne la façade de l'église mesure cinq pieds de hauteur et pèse cent livres.

 

Les stalles, les bancs et les boiseries, en chêne doré, ont été exécutés par la maison Trudel de Saint-Romuald.  Les verrières et les rosaces sont l’œuvre de Marius Plamondon, maître-verrier de Sillery (avec la participation d'Olivier Ferland), qui a contribué au renouvellement de l’art du vitrail et de la sculpture au Québec.  

L’église possède une chasse contenant les reliques de saint Eymard, sculptée par Eugène Bussière.  Dans l’effigie de cire est insérée une relique du saint.  Le corps est revêtu d’une aube, d’une chasuble en drap d’or et de souliers conçus par des artisanes de la paroisse. 



                   

L’église du Très-Saint-Sacrement représente une synthèse entre ses matériaux, une méthode de construction modernes et le respect de valeurs traditionnelles grâce à son architecture néo-médiévale et ses œuvres d’art exceptionnelles.  


                       

Les attraits :

  • Les verrières et rosaces
  • La table de communion
  • Le maître-autel
  • La châsse de saint Eymard

Heures d'ouverture :
Lundi au dimanche de 7h à 20h

Visites commentées sur demande

Église Saint-Sacrement
1330, chemin Sainte-Foy
Québec (Québec)
G1S 2N5

Téléphone : (418) 527-2555
Télécopieur : (418) 527-4282