ÉGLISE SAINT-CHARLES-GARNIER 

 

Le 7 août 1944, le cardinal Villeneuve décrète la fondation d’une nouvelle paroisse dans Sillery, placée sous le patronage de Saint Charles Garnier, un jésuite du XVIIe siècle, rappelant la présence de cet ordre missionnaire à Sillery.  La commande de l’église est confiée à l’architecte Charles-A. Jean, résident de l’avenue Holland, secondé par Roland Dupéré.  Le 25 août 1946, on inaugure la crypte de l’église où se tiendront les offices religieux   jusqu’à   la  Toussaint   de

1947, date de l’inauguration de la nouvelle église.  Elle sera bénite solennellement  le  21  mai  1950, lorsque  le décor  intérieur  sera achevé.

L’église Saint-Charles-Garnier, exemple tardif du néogothique anglais, est considérée comme l’une des plus belles parmi les constructions des années 1940 et 1950.  Elle renferme une richesse artistique qui atteste le renouvellement des arts sacrés dans cette période charnière de l’architecture religieuse, avant le modernisme des années 1960.  Bien qu’elle soit l’une des dernières représentantes de ce courant stylistique, elle n’en offre pas moins une interprétation convaincante par ses gargouilles dominant les créneaux de la tour-clocher, sa flèche et sa maçonnerie. 

Le décor intérieur se développe aussi dans l’esprit néogothique avec la fausse voûte apparente, le traitement du chœur et des stalles.  Plus modernes, les formes des arcs brisés sont bien découpées et les matériaux très actuels : des blocs de ciment, tantôt enduits pour imiter la pierre de taille, tantôt étroits et colorés.  L’organisation spatiale met l’accent sur l’aspect fonctionnel des lieux.

 

L’ameublement et les boiseries, réalisés de 1949 à 1953, sont l’œuvre de Jean-Julien Bourgault, sculpteur de Saint-Jean-Port-Joli, réputé mondialement pour son œuvre qui illustre notre folklore, des scènes de la vie quotidienne et qui fait une place de choix dans l’imagerie religieuse.  Le bas-relief du maître-autel représente la mort du patron de la paroisse.   De chaque côté, l’artiste a placé un ange adorateur qui fait presque la hauteur de l’autel.  Médard Bourgault aurait exécuté le Christ en croix, don d’un paroissien. 

 

La chaire, surmontée d’un dais portant un ange à la trompette, est formée de panneaux illustrant les symboles des quatre évangélistes : le bœuf ailé pour Luc, le lion pour Marc, l’animal à face humaine pour Mathieu et l’aigle pour Jean. 

 

Walter del Mistro a réalisé les mosaïques des retables des autels latéraux (dédiés à Sainte Anne et à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus) et celles de la croisée du transept (Saint Joseph et Notre-Dame du Perpétuel Secours), d’après des dessins de Jean-Baptiste Soucy. 

 
Mistro a aussi réalisé des mosaïques à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.  Le chemin de croix en plâtre est signé M. Chantrel.  En 1957, la chapelle Saint-Alphonse, conçue par l’architecte Noël Mainguy, a été ajoutée du côté ouest.

Des vitraux remarquables complètent la décoration de l’église, fabriqués en France par la maison Rault Vitraux, de Rennes.  Seuls deux petits vitraux rectangulaires, sur la façade extérieure, ont été réalisés par un paroissien, Marius Plamondon.  L’orgue actuel est livré en 1953 par la maison Casavant.  C’est un instrument à trois claviers et 31 jeux.

 

                     

 Les attraits :

  • Les mosaïques
  • Les sculptures de Jean-Julien Bourgault
  • Les vitraux 


Heures d’ouverture
Du 25 juin au 3 septembre:
Lundi, mercredi au samedi:
  15h30 à 17h

Du 4 septembre au 24 juin:

Lundi au samedi: 15h30 à 17h



Église Saint-Charles-Garnier

1215, avenue du Chanoine-Morel

Québec (Québec)  G1S 4B1

 

Téléphone : 681-8191

Télécopieur : 681-7723

                     

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