LES SOEURS DU BON-PASTEUR DE QUÉBEC

 

Au milieu du XIXe siècle, afin de venir en aide aux femmes sans ressources et à celles qui sortent de prison, on demande à Marie-Josephte Fitzbach, une veuve résidant chez les Sœurs de la Charité de Québec, d’ouvrir un refuge pour femmes. En 1850, elle ouvre l’Asile Sainte-Madeleine et fonde la communauté des Servantes du Cœur Immaculé de Marie dite les Sœurs du Bon-Pasteur.

La mission de la communauté est de prendre soin des femmes en difficulté qui désirent s’en sortir et de s’occuper d’une crèche d’enfants. Progressivement, les actions de la communauté s’étendent aussi aux soins des orphelins, aux malades dans les hôpitaux et à l’éducation chrétienne des jeunes, surtout au niveau primaire et secondaire. Grâce à leurs actions sociales et éducatives, les Sœurs du Bon-Pasteur demeurent intimement liées à leur mission chrétienne : aider, enseigner et témoigner de l’amour infini du Christ, bon pasteur.

Pour plus de détails : www.soeursdubonpasteur.ca

 



 

MUSÉE BON-PASTEUR

 

À travers l’histoire des Sœurs du Bon-Pasteur, communauté fondée dans la Ville de Québec, découvrez la condition des femmes exclues au milieu du XIXe siècle.

 

La visite vous aidera à comprendre combien l’œuvre du Bon-Pasteur devenait indispensable dans une ville aux prises avec les problèmes sociaux engendrés par l’immigration massive et les multiples incendies dévastateurs. L’instigateur de l’œuvre, George Manly Muir, et la fondatrice, Marie Fitzbach, se révèlent les héros de ces heures sombres de la femme en difficulté, acculée à la prostitution, à la misère sous toutes ses formes.



EXPOSITION PERMANENTE
À la manière Bon-Pasteur… Amour, dévouement, professionnalisme

Cette exposition pose un regard neuf, émouvant et sincère sur l’histoire des oeuvres sociales et éducatives des Soeurs du Bon-Pasteur de Québec, ici et ailleurs.

 

Découvrez, dans un décor lumineux où cohabitent simplicité, technologie et émotions, les différents visages de cette « manière Bon-Pasteur » qui place au centre de sa mission les enfants et les femmes en difficulté. Ce « lieu de mémoire » consacre un espace privilégié à une difficile réalité du Québec d’avant la Révolution tranquille, soit le sort réservé aux « filles-mères » et à leurs enfants. Le tout s’exprime à travers l’histoire de deux oeuvres ayant marqué le visage de Québec : l’Hôpital de la Miséricorde (1874-1972) et la Crèche Saint-Vincent-de-Paul (1901-1972).

Dans un décor impressionnant, découvrez une cellule de prison puis laissez-vous charmer par une classe d'antan. Voyez également comment se manifeste l'oeuvre du Bon-Pasteur dans sa rencontre avec d'autres cultures à travers le monde.

   

Pour plus d'information, visitez le site Internet du musée Bon-Pasteur:
www.museebonpasteur.com

Heures d’ouverture
Mardi au dimanche :
13 h à 17 h
 
Visites personnalisées en français et en anglais
Tarifs :
Adulte : 3 $
Aîné (65 ans et plus) et étudiant (avec carte) : 2 $
Enfant (12 ans et moins) : gratuit
Groupe : tarifs sur demande


Musée Bon-Pasteur
14, rue Couillard
Québec (Québec)
G1R 3S9

Téléphone : (418) 694-0243
Télécopieur : (418) 694-6233
Courriel : info@museebonpasteur.com

 


 
MARIE-JOSEPHTE FITZBACH (1806-1885)

 

Mère Marie du Sacré-Cœur, née Marie-Josephte Fitzbach, naît à Saint-Vallier de Bellechasse le 16 octobre 1806. Étant orpheline, elle vit son enfance dans la pauvreté. Durant sa jeunesse, Marie-Josephte Fitzbach mène une vie simple, aidant sa famille pour réussir à survivre. Jeune adulte, elle épouse le veuf François-Xavier Roy, père de deux enfants. Quelques années plus tard, le décès de son mari la force à retourner sur le marché du travail pour assurer l’éducation de ses trois filles nées de son mariage.  

Son goût pour la prière et le recueillement la fait entrer chez les Sœurs de la Charité de Québec le 16 octobre 1849. Toutefois, elle n’y entre pas comme membre de la communauté mais plutôt comme dame résidante. En très peu de temps elle voit son avenir s’ouvrir à un projet très prometteur, celui d’ouvrir un refuge pour les femmes sans ressources et celles qui sortent de prison. Ainsi, à la demande de l’Archevêque Pierre-Flavien Turgeon et de l’avocat écossais George Manly Muir, elle accepte d’ouvrir ce refuge en 1850 avec l’aide de Mary Keogh. Ce refuge, qui porte le nom de l’Asile Sainte-Madeleine est relocalisé au coin des rues La Chevrotière et Saint-Amable. En vue de l’aider dans cette tâche, elle fonde la Congrégation des Servantes du Cœur immaculé de Marie, prénommées aussi les Soeurs du Bon-Pasteur. Marie-Josephte Fitzbach prend également en charge des maisons de réforme, une crèche et des maisons d’enseignement, bref, tout ce qui touche au domaine de l’activité sociale et éducative. Elle décède à Québec le 1er septembre 1885.
 
La foi, l’espérance et la charité marquent la vie spirituelle de Marie-Josephte Fitzbach. Manifestant une profonde dévotion pour les cœurs de Jésus et de Marie au moyen de la contemplation et de la prière, cette femme exprime une confiance inébranlable en Dieu.

Marie-Josephte Fitzbach n’est pas encore béatifiée. Toutefois, son procès de canonisation est introduit à Rome depuis 1995, en raison du rôle que la fondatrice des Sœurs du Bon-Pasteur a joué dans l’éducation et dans les œuvres sociales du Québec. Mentionnons que la communauté des Sœurs du Bon-Pasteur est la première communauté féminine à avoir été fondée par une Québécoise dans la ville de Québec.