ÉGLISE SAINT-DOMINIQUE

 

À la suite de longues démarches auprès des autorités diocésaines, les Dominicains arrivent à Québec en 1906 et s’installent d’abord sur la rue Taché, près de la Tour Martello. En raison de la petitesse du lieu, les Dominicains déménagent sur la Grande-Allée en 1908 et deviennent propriétaires du terrain occupé depuis lors par le monastère et l’église Saint-Dominique. À compter de 1919, les Dominicains entreprennent une construction plus importante, comportant quatre étages.  

C’est un monastère-chapelle, occupé en grande partie par un lieu de culte, où les Frères Prêcheurs accueillent désormais un public de plus en plus nombreux. La fréquentation croissante de la chapelle fait ressortir le besoin d’associer les Dominicains à une paroisse de la ville de Québec. Après une tentative ratée, un projet paroissial est mis en œuvre et finit par être agréé en 1925.

  

Le 8 juin 1930, en pleine crise économique, on bénit la pierre angulaire et on procède avec détermination à la construction des imposantes installations qui sont toujours en place. L’église, de style néo-gothique anglais, est ouverte au culte pour Noël 1930. Le 25 janvier 1931, elle est officiellement bénite par le Cardinal Rouleau. Entre-temps, au cours des années 1933-1934, la chapelle-monastère est reconvertie en monastère régulier et le couvent dominicain de Québec est érigé formellement le 8 août 1934. 

Dès 1936, il reçoit les étudiants dominicains en prédication.

Tout va pour le mieux, mais le premier janvier 1939, un incendie majeur ravage le bâtiment principal du monastère détruisant tout l’étage des mansardes et brûlant gravement le Frère Martin Tétrault qui succombera à ses blessures. Les réparations nécessaires font place à un agrandissement qui donne à l’ensemble conventuel l’ampleur que l’on admire depuis lors, et qui fait la fierté de la Grande-Allée. Un mausolée fut érigé à l’arrière de l’église Saint-Dominique, en l’honneur du premier curé de la paroisse qui mourut en 1939, peu après l’incendie.

  

  

L’église a une valeur artistique et patrimoniale exceptionnelle. L’architecte J. Albert LaRue de Montréal y exploite le style néo-gothique anglais de façon saisissante. Les verrières de la Maison Chigot, de Limoges, évoquent les mystères du Rosaire. Les sculptures (près de cinq cents) de Lauréat Vallière, maître-sculpteur de l’école de Sculpture de Saint-Romuald, nous mettent en contact avec la Parole de Dieu puisée dans les Écritures, évoquée par la nature, balbutiée par l’être humain.

Tous ces artistes ont grandement contribué à faire de ce temple un ensemble harmonieusement réussi. L’église a d’ailleurs été primée à l’exposition mondiale d’art religieux à Rome en 1950. 

  

Au fil des ans, l’église des Dominicains est devenue synonyme de qualité et gage de créativité, aux plans de la liturgie, de la prédication et de la pastorale. La qualité de la prédication, du ressourcement doctrinal et de la liturgie a toujours été le souci évident des pasteurs et de leurs confrères dominicains. 

Les attraits à ne pas manquer :
  • Le tombeau du premier curé de l’église, le Rév. Henri Martin
  • La chaire et le chœur des religieux
  • La symbolique et les sculptures de Lauréat Vallière
  • Le centre d’exposition aménagé dans la tour du clocher
    (accès sur rendez-vous) 

Heures d’ouverture
Lundi au dimanche: 8h30 à 17h
 
Visite libre ou visite guidée sur rendez-vous.
Messes estivales musicales le dimanche

 
Église Saint-Dominique
175, Grande Allée Ouest
Québec (Québec)
G1R 2H1

Téléphone : (418) 522-5539
Télécopieur : (418) 522-8428
Site Internet des Dominicains :
www.dominicains.ca